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2020 s’en est allée

« Il faut allier le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté. » – Romain Rolland

Et c’est tant mieux! Aussi loin que je me souvienne, je crois bien ne jamais avoir ressenti autant de colère. Une bien froide et persistante, plombée par une forte incompréhension d’un monde qui me semble marcher sur la tête et confiné dans ses questionnements interdits.

Un monde masqué rendu irrespirable pour ses citoyens contraints par la peur à accepter l’idée que mourir ce n’est pas prendre le risque de vivre.

Un monde où son intelligence est pervertie à grands coups de communications fétides, d’effets de langage, de mensonges et de conflits d’intérêts.

Un monde où ses citoyens sont violentés, « délinquantisés » et condamnés d’office d’irresponsables. Dépouillés de libre arbitre et jugés d’illégitimes à Être; mais Sujets Obligés de « directives » largement contestables tant ses motifs et solutions qu’elles prétendent y apporter sont biaisés.

MAIS… circulez y’a rien à discuter! ÇA PUUUUIIIIIRRRRR!

Voilà, dans quel état d’esprit j’ai traversé ses derniers mois! Et, je dois bien avouer qu’il me semble « folkloresque » de vous écrire mes voeux , si ce n’est de bonne santé à chacun d’entre vous, famille et ami(e)s, et de réserver mes souhaits pour cette nouvelle année à une conscience collective éveillée, unie et forte.

« Il faut allier le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté. » – Romain Rolland

Pensées,

Pour les tiens, les  miens, les nous, habitants de la Terre et peuple du monde

Que la lumière jaillissent de nos coeurs et ses valeurs éclairer nos choix!

Que nos consciences individuelles s’éveillent et s’élèvent en une belle et puissante énergie collective!

Que nos différences s’écoutent et se parlent de ce qui nous rapproche!
Et que convergent nos intérêts dans ce qui nous est commun!

Qu’enfin dans un même élan d’ensembles vibrants s’affirme le vivant!

De tous mes voeux et avec force tels sont mes souhaits!

SandHdv

La fable d’Élodie Poux

Le paon, l’autruche et les poulets

Il était une fois dans / le royaume de France – ainsi commence la dite satire en abayance

Telle une Alliance entre humour et clairaudience

Une fable vêtue de ses plus beaux atours / d’alexandrins sans fin qui valent détour

Au début séraphin à la verve troubadour – sans frein roulement de tambour comme c’est divin*!

SandHdv

« Il est vrai que le paon peut oser faire l’autruche – se pavaner gaiement tout en gâtant sa cruche… » Élodie Poux

En savoir plus sur Élodie, humoriste ⬅️

La fable contée par Elodie Poux dans sa chronique Revue de Presse Paris 1ère

SPLEEN EN OCTOBRE

« Il y en a des avec et des sans, des jours. »

Il y a des jours comme ça!

Des jours tristes

Où tout semble néant et vide envahissant, quand pourtant l’essentiel est présent

Mais ne suffit plus confusément à extraire le vivant ni le cœur du vibrant

Où l’espoir tapi sans joie, en errance ne fait plus loi

Comme un délit de dénie qui arrache à la vie

Un combat sans débat qui ne fait plus foi

Entre l’insipide sans saveur et l’intrépide qui déraisonne

C’est l’envie qui questionne

Mélancolie quand tu dégoulines, bonjour le spleen!

SandHdv

Jours heureux…

Le joyeux anniversaire de Lina

HAPPY Birthday Lina!

Linouche est une petite pomme d’amour

Pomme de reinette toujours happy

A croquer quand elle sourit

Et quand elle rit fripouille, cette petite bouille blondinette est choupinette

Une fête ses risettes!

Un enchantement et tant voilà maintenant

1 AN!

A ma petite pomme d’amour à croquer, Lina je te souhaite un bon 1er an-niversaire. Que la vie te soit aussi douce qu’une caresse et parsemée de félicité! Des mamours pour toujours, Mamisa.


C’EST PARIS QUI M’HABITE

« Au bord de la faillite, je continue d’écrire des poésies. » – Chaton

« Au bord de la faillite, je continue d’écrire des poésies »  c’est sur ce refrain que j’ai découvert CHATON et son texte  « Poésies « ; des paroles déconcertantes de vie construite sur des failles. Terriblement désenchantés, les « maux » sont chaleureusement soutenus par une forme musicale surprenante. À découvrir!

SandHdv

PORT BOINOT

« Un condensé d’histoire, auréolé de cieux, comme une promesse de merveilleux. »

Un condensé d’histoire sans espoir

Comme une Abnégation en suspension

Voilà que se ranime

Entre ciel et eau Port Boinot

Auréolé de cieux

Comme une promesse de merveilleux

De rires et de partages polissons

Chargée d’un nouvel horizon

Ce bien nous est commun,

A tous intemporel, joyeux mortels

Ivre de vie, ivre d’espoir, le voilà Bel!

SandHdv

Gratitude à lola0479 dont l’observation picturale et émotionnelle du monde a éveillé l’inspiration pour ce petit poème. Pour visiter sa galerie, c’est par ici:

DES USINES AUX JARDINS, un avant-après: A l’occasion de l’inauguration des espaces extérieurs de l’ancienne friche Boinot, la NR revient sur l’histoire et les grandes étapes d’un chantier de longue haleine.

Les doux souvenirs

« Voyager c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination […] Notre voyage à nous est entièrement imaginaire. Voilà sa force […] Il suffit de fermer les yeux, c’est de l’autre côté de la vie. » L.F. Céline – Voyage au bout de la nuit.

Genèse: Ce texte est inspiré des "doux souvenirs de Tanger dans les années 50" de Randolph Benzaquen. Je l'ai adapté sous une forme slamée sur percussion, comme un guide qui nous transporte "en rythme" et nous accompagne dans notre visite des lieux. Il fait partie d'un ensemble de scénarii imaginés pour une soirée à thème que nous avions ma belle-soeur Loubna et moi-même conçus organisé et animé. L'idée était de stimuler les sens, que chacun des participants mobilise son imaginaire et traverse l'atlantique le temps d'une Escale à Tanger.

Je me souviens de ce temps, de « TANGER » de l’époque
Ces tendres années, m’évoquent sans équivoque
Nos expéditions « CASABLANCA » – « TANGER »
Et ces routes étroites qui nous prenaient la journée
Il nous fallait surtout passer la douane
A « ARBAOUA »,
Je revois cet arbre, que son ombre portait
Et ma mère,
Pieds dans une bassine d’eau froide qui s’efforçait
Rouge, confite de supporter la chaleur
Pendant que mon père s’impatientait râleur
C’était la limite entre-deux hégémonies
D’une monarchie aujourd’hui affranchie
L’entre-deux “MAROC”,
L’un sous protectorat français / l’autre sous régime franquiste

Arrivés à « TANGER », tout était différent
Nous logions à « MARSHAM » chez ma tante, simplement
Dans une petite maison, ses 3 enfants et nous 4
Enivrés, par ce quartier typique pas vraiment soporifique
Bonjour le remue ménage, épique et prolifique
Accaparée par la bande que nous étions festifs
Pas facile pour nos mères, qui s’occupaient des préparatifs

Nos journées commençaient par la plage « PAVILLON BLEU »
A neuf chargés de paniers je nous revois sacrebleu
Nous agiter d’impatience, pour enfin prendre place
Dans ces taxis américains – souvent des palaces
Des « De Soto » ou des « Pontiac »

Ils sentaient bon l’odeur de l’époque glorieuse d’après guerre
Ca sentait bon le sable chaud brûlant qui souvent nous faisait courir pour se baigner.

Le rêve commençait là
Courses poursuites aux allures de tempête de sable
Et, dégât des eaux pour le marchand de poissons séchés affable
Pour nos mères, c’est l’enfer qui se pointait là
Turbulents, nous plongions en pleine mer des « BALSAS »
Et nous chamaillait pour nous régaler de délicieux « TAPAS »
Elles, ne cessaient de nous surveiller
Jusqu’à ce que le vendeur d’ « AMANDES » grillées
Arbitre bienfaiteur, nous mettent tous d’accord
Et j’en salive encore.

Nous faisions le trajet de retour jusqu’à « MARSHAM » à pied
Les grands chapeautaient les plus petits, moi je tenais ma sœur aînée par la main.
Nous remontions la petite rue vers l’ancienne « MEDINA » et passions à côté de la « MOSQUEE SIDI BONABIB »
Décorée de faïence polychrome – elle nous honorait de son minaret scintillant de mille feux
Puis nous faisions un petit détour _ là, rivalisait l’hôtel « EL MINZAH »
Avec ses Cadillac, Ses Buick et Ses célébrités.
Plus loin, Quand la soif nous pressait
D’assécher notre envie De boissons – au goût d’orange
Une petite halte à l’usine «  CHEZ MISSION » s’imposait
Cela faisait partie de l’accueil hispano arabe
Tout le long du parcours l’odeur des eucalyptus nous accompagnait
Et Toujours cette odeur me rappelle Tanger.

Je me souviens de ses collines baignées de lumière
De ses rues en pentes que nous descendions roues libres
Lorsqu’En voiture, mon oncle coupait les gaz
La ville nouvelle avait pour artère principale le « BOULEVARD PASTEUR »,
Zone élégante, bordée d’habitation moderne et sans pudeur
Elle offrait une vue magnifique sur le port et la baie de « TANGER »
De la « COUR DE FRANCE » que les tangérois appelle «  SOUR AL MAAGAZINE »
Nettement, par temps clair se voyait « GILBRALTAR » notre pays d’origine
Non loin, s’imposait le parc de la « MENDOUBIA », ensemble dissident
D’arbres figuier banian géant et dragonnier de 800 ans.

Balade de dédales, de rues en rue je me souviens…
Le cinéma « RIF », ou parfois nous allions en quête d’action
Ici le «  GRAN CAFE DE PARIS», là «  SOCCO GRANDE »
Cœur vibrant de « TANGER »
Cette place battait son plein et grouillait d’agitation
Anes qui circulaient chargés califourchon
Et vendeurs de charbon
Femmes aux habits blancs striés de rouges et grands chapeaux de paille,
Descendues des montagnes, elles vendaient légumes et volailles
J’aimais me mélanger à ce joyeux capharnaüm, puis tout
Le bruit, les odeurs, les couleurs donnaient à cet endroit un charme fou

A 2 pas,
Nous plongions dans la médina
Cet entrelacs de ruelles énigmatiques
Et ses petits cafés où même l’air semblait flegmatique
Nous invitaient au repos à « SOCCO CHICCO »
C’était notre bastion où nous allions
Instants détentes, nous rafraîchir de thés à la menthe.

Chemin faisant,
Grivoise gourmandise
Nos longues flâneries, soumises
Nous conduisaient immanquablement à LA PATISSERIE PORTE »
Prestigieuse, aucune grande famille, prodige oblige
Ne pouvait se permettre de recevoir sans ses gâteaux « venez-y-voir »
Meringues citron à rendre dingue, barquettes miel noisette guillerettes et confiseries jubilatoires
Lorsque nous y allions tous nos sens étaient en fête
Souvenirs inoubliables sans conteste
Sensations si vives que des années plus tard
Je recherche encore leurs goûts sans fard
C’était notre cadeau si nous étions sage
Pour toujours, le plus beaux des chantages

SandHdv